Voilà bien une chose que nombre d’entre nous cherchons à atteindre, mais à laquelle peu parviennent ! Cela devient malheureusement de plus en plus vrai de nos jours. Surpoids, obésité, anorexie,etc. Nos gênes auraient-ils un souci de mise à jour ?

Notre hérédité a en effet programmé pour chacun de nous un poids cible. Mais bien entendu cela n’est pas figé dans le marbre et l’environnement, notamment, peut largement influer sur le poids. Nous tenons là un suspect très intéressant…

Ok. Notre poids idéal serait fixé génétiquement mais influé par notre environnement. Bon. Voyons déjà si l’on peut s’en faire une idée chiffrée.

Vous avez dit IMC ?

L’indice de masse corporelle a longtemps été la référence pour juger du surpoids ou sous-poids d’un individu. Encore aujourd’hui, beaucoup de professionnels de santé s’en servent largement dans leurs recommandations et prescriptions.

Le problème, c’est que cela reste un nombre. Un être humain doit-il s’appréhender d’abord et avant tout en chiffres ? Doit-on l’évaluer analytiquement plutôt que cliniquement ? Je suis très loin de le penser et il y a plusieurs raisons  cela :

  1. les mécanismes du vivant ne sont pas par essence prévisibles et reproductibles
  2. réduire un individu, dont les 3 composantes indivisibles sont la matière organique, la raison et l’esprit, à des mathématiques est grossier voire grotesque
  3. c’est oublier les spécificités individuelles qui font que ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas forcément toujours pour l’autre
  4. c’est considérer une photographie à l’instant T et ne pas tenir compte des équilibres dynamiques dans le corps

Par conséquent cet indice, mis au point par un esprit cartésien, ne saurait à mon sens refléter le poids idéal d’un individu. C’est certes pratique, rapide à calculer et permet une évaluation facile puisque chiffrée.

Mais c’est surtout simpliste et ça correspond juste au besoin du corps médical de normer le vivant. Pratique philosophiquement très discutable, et scientifiquement un peu légère ! Une norme est une convention, rien d’autre. Biologiquement ça ne veut rien dire. Oublions donc cet indicateur.

Le bon indicateur : le terrain.

Ce qui compte par-dessus tout c’est votre énergie et votre vitalité concrète. En fait en hygiénisme (en naturopathie si vous préférez), on appelle cela le terrain. C’est votre réel état de santé, celui de vos cellules et systèmes corporels.

Vous pouvez avoir un IMC de 18 (silhouette svelte) ou alors avoir un IMC de 26 avec un corps très musclé et un squelette très dense, et être malgré tout en très bonne santé, avec un terrain sain.

A contrario un individu à l’IMC de 23 peut avoir des troubles métaboliques sévères et ne pas être à son poids cible.

Personnellement, il y a 6 ans je pesais 65kg pour 1.74m, lorsque j’étais malade chronique du foie et de l’intestin. IMC : 21.2

Aujourd’hui en bien meilleure santé, sans tous mes troubles et ma maladie chronique, avec une énergie et une immunité nettement plus fortes, je pèse 60kg. IMC : 19.6

Vous voyez donc bien que les chiffres varient, mais ne sont pas forcément très pertinents. Ce qui compte, c’est votre niveau d’énergie et votre adaptabilité au quotidien. Dès lors que vous avez moins de troubles de santé, de douleurs, d’inflammation, d’anxiété, etc vous tendez vers votre poids idéal, quelque soit le résultat sur la balance.

Votre morphologie devrait être relativement harmonieuse. Elle correspond en fait à l’un des trois morphotypes différents. Lesquels ?

Certains ont un morphotype mince, dit ectomorphe ; d’autres sont mésomorphes avec un squelette plus dense et plus de masse musculaire ; enfin il y a les endomorphes : ceux qui ont plus tendance à grossir.

Bon tout cela est bien beau, mais ça ne nous dit toujours pas comment est contrôlé le poids dans le corps. On y vient tout de suite.

Qui est donc le chef d’orchestre dans le grand concerto du poids ?

Peu de gens le savent. La plupart d’entre nous croyons, de façon à priori logique, que s’il y a surpoids c’est parce que l’on mange trop et que l’on ne fait pas de sport. En somme, des goinfres et des flemmards…

Ce sont effectivement des facteurs qui jouent, mais ce sont des facteurs secondaires. Car dans le corps, le poids est normalement réglé comme un métronome par un système : le système endocrinien. C’est lui le chef.

Nos glandes endocrines sont à la baguette, et en général elles font très bien leur travail d’orchestration. Hypothalamus, glande pinéale, pituitaire, thyroïde, surrénales et gonades… Tout ce petit monde bosse sans compter tant qu’on lui fournit un peu de RTT de temps en temps.

Vraiment, elles ne ménagent pas leur peine quand il s’agit de réguler, avec les hormones et neuromédiateurs, tous les paramètres physiologiques du corps.

Cortisol, adrénaline, noradrénaline, aldostérone, hormones thyroïdiennes, insuline, ghréline, leptine, hormone de croissance, testostérone y compris chez les femmes (et oui mesdames, vous n’avez certes pas de testicules mais des glandes surrénales et des ovaires qui en produisent un peu !), ….

Un grand nombre de ces hormones ont une influence sur le poids. Le bon dosage est d’une complexité insondable pour nos cerveaux. Impossible à déterminer.

C’est pour cela que jouer aux apprentis sorciers à coup de Lévothyrox ou autres est une totale aberration, avec de lourdes conséquences en cascade.

Mais le corps humain est heureusement doté d’une Intelligence Vitale dont la capacité d’analyse et de calcul dépasse de très très loin les plus puissants ordinateurs du monde ! Et oui vous avez une merveille en vous. Votre corps est au top.

Mais pourquoi donc perdrait-il le tempo ?

Si le tempo est trop rapide, le maestro aura du mal. Le super allegro ne peut être tenu bien longtemps. Vous devez comprendre que l’énergie c’est comme l’argent : on peut en dépenser tant que l’on en a.

Dès que le compte est à sec, il faut arrêter les dépenses et regarnir le capital. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Reposez-vous, respirez, prenez le soleil… s’il y en a !

Sinon, si vous continuez à dépenser encore, c’est la dette. Mais comme vous le savez, les dettes ça n’a rien de bon et mieux vaut s’en passer si l’on peut. Car au final vous rembourserez bien plus que le capital emprunté !

En clair : si vous ne relâchez pas la pression lorsque c’est prêt à déborder,  vous allez tout faire exploser.

Après ce sera bien plus difficile de récupérer la situation. Il faudra y mettre beaucoup plus de temps et de moyens. A vous de voir si vous préférez prévenir ou recoller les morceaux cassés tant bien que mal !

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