Si la question était « Comment maigrir? » ou « Comment retrouver la santé? » je vous répondrais illico qu’il faut commencer par bien manger. C’est très clair : il faut le bon carburant dans le moteur. Mettez du gasoil dans votre V8 essence et vous allez voir si ça fonctionne !

Notre alimentation n’a qu’ un seul but : fournir à nos cellules tous les nutriments dont elles ont besoin. Ce qu’elles veulent ? De la qualité. Glucides, protides, lipides, ok tout le monde connaît. Mais surtout elles réclament des micronutriments. Kesako ? On va le voir bientôt.

Alors certes calmer sa faim c’est bien, mais ensuite il faut que nos 10 000 milliards de cellules y trouvent leur compte. Car si ce n’est pas le cas, nous aurons à terme de leur nouvelles, et des mauvaises nouvelles : le symptôme et la maladie. Pas top ça…

Une bonne alimentation c’est quoi?

Un certain Hippocrate, connu pour être « le père » de la médecine, avait dit en son temps : « Que ton aliment soit ton médicament« .

Effectivement, c’est bigrement intelligent. Remplacer des cachetons infâmes et chers par du bien manger, prévenir plutôt que guérir, c’est quand même plus sympathique et efficace.

Il semble logique que l’alimentation soit un facteur clé de notre santé, puisque nous ingérons de la nourriture plusieurs fois par jour dans la majorité des cas. Donc de sa qualité va évidemment dépendre une bonne part de notre vitalité.

On entend souvent parler d’alimentation variée et équilibrée. A raison. Nous avons en effet besoin d’une plage large et complète de nutriments pour nourrir correctement nos cellules. Si nous n’avons pas assez de variété, il y a plus de risque d’avoir des carences en tel ou tel composé.

alimentation santé

Encore faut-il que la variété corresponde à un rythme naturel, car manger des courgettes en janvier sous prétexte de varier ses repas est une aberration ! Les cucurbitacées ne poussent pas en hiver sous nos latitudes, la nature n’a pas encore complètement perdu le Nord… Par contre le marketing de l’agro-industrie ainsi que la grande distribution oui !

En fait peu de personnes savent ce qu’est une nourriture équilibrée. La majorité des gens, y compris des professionnels de santé, ne savent pas ce qu’est l’alimentation normale de l’être humain.

Elle est proche de celle des grands primates : d’abord et surtout des végétaux frais (fruits et légumes, pas des céréales !), des baies, des noix, et un peu de produits animaux (poisson, crustacés, viande). Voilà la norme pour l’humain.

Bien sûr il y a quelques adaptations à faire en fonction du climat, de l’âge, du sexe… Car un inuit ne pourra pas manger pareil qu’un indonésien, de même qu’un enfant de 4 mois ne devrait pas manger autre chose que du lait… de sa mère !!

Où se cachent les micronutriments ?

Nous l’avons vu, cette catégorie de nutriments est essentielle à notre santé. Malheureusement pour nous, ils sont de plus en plus aux abonnés absents de notre alimentation.

Vitamines, minéraux, enzymes, antioxydants : toutes ces briques infinitésimales et vitales pour le corps humain comptent parmi les composés les plus fragiles et les plus difficiles à extraire. A extraire d’où me direz-vous ?

Comment consommer nos aliments sans les dévitaliser

Alors bien entendu avoir des micronutriments c’est bien, ne pas les détruire en préparant les aliments c’est encore mieux.

Utilisez donc de préférence :

  • les crudités en premier lieu (fruits, légumes, poissons marinés, viandes en tartare, oeufs à la coque plutôt que durs…)
  • la cuisson à la vapeur douce (au cuit-vapeur)
  • la cuisson à l’étouffée avec juste un peu de matière grasse mais sans adjonction d’eau supplémentaire
  • les lactofermentations de légumes

LES REGLES DE DIETETIQUE SELON L’ENSEIGNEMENT DU D’ KOUSMINE

  1. Utilisez uniquement des huiles de première pression à froid. La quantité habituellement nécessaire pour apporter à l’organisme les acides gras polyinsaturés dont il a besoin est de deux cuillerées à soupe par jour. Consommez ces huiles impérativement crues. La bouteille une fois entamée sera conservée au réfrigérateur car ces huiles sont vivantes et s’altèrent à l’air comme à la chaleur (d’où l’importance de ne pas les cuire).
  2. Réduisez la consommation de beurre (au maximum lOgrammes par jour). Choisissez autant que possible du beurre biologique non pasteurisé. Il est recommandé de ne pas cuire le beurre, de le consommer seulement cru. Nous déconseillons les graisses dites végétales et les margarines qui en dérivent ainsi que les beurres dits allégés.
  3. Consommez quotidiennement des céréales complètes. Celles-ci s’emploient en grains ou en farine. Elles peuvent être absorbées crues, par exemple dans la préparation du petit déjeuner, soit cuites comme dans le pain, les galettes et les plats composés. Les farines doivent être fraîchement moulues, c’est à dire datant de moins d’une semaine. Passé ce délai, les vitamines et les agents vivants présents dans le grain ont été détruits en grande partie. L’idéal reste, bien entendu, de faire soi-même sa farine (avec un moulin à. céréales), et ce au jour le jour.
  4. Evitez les conserves et les produits surgelés.
  5. Mangez régulièrement des légumes et des fruits de saison. Autant que possible biologiques, cultivés sans engrais ni pesticides. Mais avant tout, choisissez des produits frais et encore vivants. Sauf avis médical particulier (par exemple, en cas de colites), la consommation quotidienne sous forme de crudités d’au moins la moitié des légumes prévus pour votre repas est conseillée. Les fruits, eux, se prennent de préférence une heure avant ou au tout début du repas, plutôt qu’à la fin. Commencez vos repas par les aliments crus.
  6. Il est préférable de ne consommer qu’une seule protéine au cours du même repas : viande, poisson, oeuf ou laitage, en alternance tout au long de la semaine. En dehors du fromage blanc maigre du petit déjeuner, on consomme les protéines animales de préférence seulement au repas de midi. Il faut éviter d’en prendre le soir pour faciliter le travail du foie et permettre une bonne digestion.
  7. Evitez les modes de cuisson violents. Toute cuisson est une agression de l’aliment et il s’ensuit une altération de ses qualités nutritives. C’est pourquoi nous conseillons la cuisson à la vapeur douce.
  8. Limitez au maximum l’alcool. Contentez-vous, à la rigueur, d’un demi-verre de vin par repas, et ce en dehors de tout apéritif, bière et autres boissons alcoolisées. Evitez les eaux du robinet, souvent javellisées. Choisissez des eaux peu minéralisées, à pH neutre, ou encore des eaux obtenues pas osmose inverse.
  9. Contentez-vous d’un café ou d’un thé par jour. Pour ceux qui ne peuvent s’en passer, il existe des succédanés de café à base d’orge, de malt, de houblon torréfiés, qui ne présentent pas les inconvénients du café. Le café est déconseillé dans les cas de problèmes cardiaques, acide urique ou les insomnies. Le thé, qui favorise l’élimination du fer, est contre-indiqué chez ceux qui présentent des carences en fer, notamment les anémiques et les sujets fatigués.

Ce mode d’alimentation doit vous permettre de retrouver le vrai goût des aliments.

Avec ça vous êtes parés.

Alors bon appétit et comme toujours,

santenaturellement vôtre,

Alessandro.

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